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Ombres et lumières, musiques et chants, jeux et luttes, vie et mort… le spectacle met en scène ces éléments créés pour le spectateur par la lumière, la voix, le corps des comédiens.
Une bande sonore aussi riche que la musicalité du quotidien des personnages et des comédiens accompagne, ponctue, concentre, anime, recueille, frappe…
Sidoine Biagui caracole et exécute des acrobaties aériennes avec l’aisance et la conviction qu’on connaît à ce comédien/acrobate. Jupiter Touré, Diatou Ba, Joseph Badji dansent, chantent, sussurent… avec l’engagement et la générosité habituels des jeunes comédiens de Bou-Saana.
Les images (sources documentaires, ombres portées..) contribuent à la force du spectacle
Le décor et les accessoires, sobres, authentiques, sont parties intégrantes de la vie de Emmanuel et Esther…entre les frontières artificielles d’un pays… sur le continent africain…
« L’environnement » des personnages est celui d’une réalité unique, enrichie parfois d’éléments culturels des comédiens et du metteur en scène qui permettent une ouverture sur l’universel.
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« La mise en scène privilégie la vie dans tous ses aspects. Elle est donc dynamique. Les événements ne valent que par la vie de ceux qui y participent. Esther et Emmanuel sont avant tout des êtres qui vivent. Avec leurs petits et grands bonheurs, leurs illusions, leurs rêves, leurs petits et grands malheurs. On retrouvera donc les rires, les pleurs, les bons et mauvais moments de toute vie. Emmanuel est volontiers railleur, malicieux et adore les proverbes dont il émaille sa parole. Esther est plus confidente, parfois explosive et ironique. Le ton du spectacle est celui donné par Esther et Emmanuel et les événements : tour à tour drôle, triste, joyeux, dramatique. » Patrick Schmitt, metteur en scène Compagnie Bou-Saana |
Premières critiques sur le texte et le projet |
“Le projet que vous avez sur l'établi est d'une imperturbable valeur au regard de nos luttes communes pour faire exister au sein de la mémoire de l'humanité ces pans fragiles des histoires de vies embrochées qu'elle n'hésite pas dans son mouvement d'autruche à reléguer aux oubliettes...comme pour refuser de se construire décemment... Eh oui, ces oublis résolument volontaires! Bravo donc pour ces vies à teindre à jamais pour que jamais le gris du doute et du déni ne s'empare une fois de plus des hardes de la vérité et ne la tire et l'entraîne dans les fosses communes! Que le silence de ceux qui ne sont plus vivants par la bêtise humaine ne soit pas englouti sous une chape de béton! Merci à vous de vous inscrire dans ce mouvement de démultiplication, d'explicitation. Il faut que terre sache! Qu'elle ne sombre pas en ne pas ayant appris!”
Koulsy Lamko, écrivain, metteur en scène
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J'ai lu la pièce et elle m'a beaucoup plu. Certains moments sont juste exceptionnels mais tu
es bien plus homme de théâtre que moi : elle sera en réalité bien moins ce qui a été écrit que le résultat du travail quotidien avec les comédiens. Le meilleur de ce travail, c'est à mon avis celui de documentation historique qui a été fait en remontant aux sources de la tragédie rwandaise.C'est extrêmement rare.
Boubacar Boris Diop, écrivain |
Des vies à jamais est une création conçue dans l’esprit de la plupart des productions de l’association Bou-Saana : Permettre une réflexion personnelle et individuelle sur les phénomènes et déréglements les plus « préoccupants » de la société humaine.
Des vies à jamaisprétend aussi contribuer à mettre en échec le dessein de tout génocide : effacer pour toujours. Les existences ne peuvent s´annihiler. Elles sont et seront à jamais des « parcelles » du patrimoine de l´humanité. A nous de les y en extraire pour montrer ce qu´elles peuvent nous enseigner
Des vies à jamais : parce qu’il faut que Terre comprenne pour que « Terre sache ! »
Des vies à jamais : pour que « plus jamais ça » devienne, un jour, réalité
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